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Vendre ses vêtements en ligne à Montréal : les meilleures alternatives à Vinted en 2026

Vinted n'est plus disponible au Canada depuis février 2024. Voici les plateformes et options de consignation les plus fiables pour revendre vos vêtements à Montréal et en tirer le meilleur prix.

Si vous aviez l'habitude de vider votre garde-robe sur Vinted, vous avez probablement remarqué son départ du marché canadien. La plateforme européenne a cessé ses activités au pays le 12 février 2024, laissant de nombreux Montréalais à la recherche d'une solution pour revendre leurs vêtements. Bonne nouvelle : la revente de seconde main est plus dynamique que jamais au Québec — l'univers de la friperie au Canada ne cesse de grandir — et les alternatives ne manquent pas.

Que vous souhaitiez vous départir de quelques pièces, faire un tri saisonnier complet ou monétiser une garde-robe de créateur, il existe aujourd'hui une solution adaptée à votre réalité : plateformes en ligne, boutiques de consignation, ou encore friperies qui achètent comptant. Ce guide complet vous aide à faire le bon choix et à tirer le meilleur prix de vos vêtements à Montréal en 2026.

Pourquoi Vinted n'est plus disponible au Canada

Vinted a longtemps été la référence européenne pour acheter et vendre des vêtements d'occasion entre particuliers. Après un lancement au Canada en 2021, l'entreprise a finalement mis fin à ses opérations canadiennes le 12 février 2024. Pour les vendeurs québécois, c'est une double perte : Vinted se distinguait par l'absence de commission directe sur le prix de vente, les vendeurs conservant la totalité du montant de leurs ventes.

Depuis, les adeptes de la revente doivent se tourner vers des plateformes locales et internationales adaptées au marché québécois. La bonne nouvelle, c'est que chacune a ses forces : certaines misent sur la communauté, d'autres sur la simplicité ou sur le créneau du luxe et du vintage.

Comment choisir la bonne plateforme

Avant de publier votre première annonce, posez-vous quatre questions simples :

  • Combien de temps voulez-vous y consacrer ? Les plateformes en ligne demandent de la photographie, de la rédaction d'annonces et de la gestion des échanges, tandis que la consignation est presque entièrement déléguée à la boutique.
  • Quel type de vêtements vendez-vous ? Une pièce vintage originale, un sac de créateur ou un lot de basiques n'ont pas le même canal de vente idéal.
  • Quel prix espérez-vous obtenir ? Chaque option prélève une commission ou un frais qui influence directement votre gain net.
  • Préférez-vous vendre localement ou expédier ? Certaines plateformes gèrent l'expédition pour vous, d'autres reposent sur des rencontres en personne.

Gardez ces critères en tête : ils vous serviront de fil conducteur dans les prochaines sections.

Les plateformes de revente en ligne

Poshmark

Poshmark est l'une des plateformes de mode de seconde main les plus populaires au Canada. Elle permet d'acheter et de vendre à travers tout le pays, avec une communauté active et des fonctionnalités pensées pour les vendeurs, comme les Posh Shows (ventes en direct) et l'authentification des articles de luxe.

Les frais au Canada. L'inscription et la mise en vente sont entièrement gratuites ; vous ne payez qu'au moment où un article se vend. Le barème canadien est simple :

  • Vente de moins de 20 $ CA : commission fixe de 3,95 $ CA.
  • Vente de 20 $ CA ou plus : commission de 20 % du prix de vente ; vous conservez 80 %.

À cela s'ajoute la TPS/TVH, appliquée aux frais prélevés par Poshmark et déduite des gains du vendeur, dont le taux varie selon votre province. Concrètement, une vente de 100 $ vous rapporte environ 80 $, avant les taxes applicables.

L'expédition. Lorsqu'un article se vend, Poshmark vous envoie une étiquette d'expédition prépayée et préadressée. Les frais d'expédition sont assumés par l'acheteur, ce qui simplifie grandement la logistique du côté vendeur. L'étiquette couvre les colis jusqu'à un certain poids — au-delà, vous devez mettre à niveau l'étiquette dans l'application.

Pour qui ? Poshmark convient particulièrement aux vêtements de marque, à la mode contemporaine et aux accessoires de luxe. Son système d'expédition simplifié et sa protection acheteur intégrée en font une option rassurante pour vendre à l'échelle du pays sans gérer les rencontres en personne.

Depop

Depop est la plateforme de prédilection des amateurs de vintage, de streetwear et de mode Y2K. Son format « social » — abonnements, mentions « j'aime », vitrines de boutique — attire une clientèle plus jeune, à la recherche de pièces qui se démarquent.

Les frais au Canada. Attention : contrairement à ce que laissent croire certains articles, la suppression de la commission de 10 % annoncée par Depop en juillet 2024 ne s'applique qu'aux vendeurs américains et britanniques. Au Canada, les vendeurs paient encore :

  • une commission de vente de 10 % sur le total de la transaction (prix de l'article plus les frais d'expédition facturés à l'acheteur) ;
  • des frais de traitement de paiement d'environ 2,9 % + 0,30 $ CA par transaction.

Sur une vente de 100 $ CA, cela représente environ 13,20 $ CA de frais au total, pour un gain net d'environ 86,80 $ CA, soit un taux effectif d'environ 13,2 %. Si vous activez les annonces Boost (mise en avant payante), ajoutez environ 8 % du prix de vente sur les ventes issues d'un boost.

Pour qui ? Depop est idéal pour les pièces vintage, les articles des années 90 et 2000, le streetwear, les sneakers en édition limitée et les créations upcyclées. C'est aussi un bon choix si vous souhaitez cultiver une vitrine stylée avec une identité de boutique.

Facebook Marketplace

Gratuit et extrêmement fréquenté, Facebook Marketplace est souvent le premier réflexe pour vendre rapidement. Il rejoint un vaste bassin d'acheteurs près de chez vous, ce qui en fait un canal efficace pour les ventes locales et les rencontres en personne.

Les avantages : aucune commission, un public immense, et la possibilité de conclure une vente en quelques heures pour un article recherché.

Les inconvénients : peu adapté à la mode, aucun système de paiement sécurisé intégré, et une gestion des transactions entièrement à votre charge — négociation, rendez-vous, absence de protection en cas de litige.

Pour qui ? Marketplace convient aux vêtements de tous les jours, aux lots à petit prix et aux vendeurs qui préfèrent le contact direct. Pour la mode spécialisée ou le griffé, mieux vaut se tourner vers une plateforme dédiée.

Kijiji

Référence canadienne de longue date, Kijiji fonctionne bien pour les objets du quotidien. Gratuit et simple, il permet d'afficher des annonces locales, mais n'offre pas les outils spécialisés des plateformes de mode (paiement intégré, étiquettes d'expédition, communauté d'acheteurs de vêtements). Il reste une option valable pour vendre des vêtements sans frais, en assumant vous-même la logistique et les transactions.

eBay

Établi depuis des décennies, eBay demeure une plateforme fiable pour vendre des vêtements, notamment des pièces de marque, de collection ou des articles recherchés à l'international. Sa portée mondiale peut être un atout si vous visez un public au-delà du Québec. Les frais sont variables selon la catégorie et le mode de vente — généralement de l'ordre de 13 % sur la plupart des catégories —, et la gestion de l'expédition vous incombe davantage que sur Poshmark.

Les friperies en ligne québécoises

Parallèlement aux géants internationaux, plusieurs plateformes locales spécialisées dans la mode de seconde main ont vu le jour au Québec. Elles offrent une expérience pensée pour le vêtement, souvent en français, avec une communauté engagée et des outils adaptés au marché québécois. Ces boutiques en ligne méritent d'être explorées si vous souhaitez vendre « local » tout en profitant d'une vitrine en ligne structurée.

La consignation : l'option sans effort

Si la gestion des annonces, des photos et des échanges vous rebute, la consignation est une alternative de choix. Le principe est simple : vous apportez vos vêtements à une boutique qui les sélectionne selon ses critères, les met en vente, et vous verse un pourcentage du prix lorsqu'ils trouvent preneur.

Comment ça se passe, concrètement. Vous déposez vos pièces (ou envoyez des photos par courriel selon les boutiques). L'équipe effectue une sélection — certaines boutiques valident sur place, d'autres prennent de quelques jours à trois semaines pour confirmer la liste des articles retenus et leur prix. Les articles sont ensuite mis en vente en boutique ou en ligne pour une période déterminée, souvent quelques mois. Si une pièce ne se vend pas, vous pouvez généralement la récupérer à la fin du terme.

Les commissions. Elles varient selon la boutique et la valeur des articles, généralement entre 30 % et 60 % du prix de vente, avec des structures par paliers qui récompensent les articles plus chers. À Montréal, par exemple, certaines boutiques de consignation appliquent des paliers du type :

  • moins de 50 $ : environ 30 % ;
  • de 50 $ à 99 $ : environ 40 % ;
  • de 100 $ à 199 $ : environ 50 % ;
  • 200 $ et plus : environ 60 %.

Certaines ajoutent un bonus (par exemple 10 % de plus) si vous acceptez d'être payé en crédit-boutique plutôt qu'en argent. Côté luxe, des enseignes montréalaises comme Ruse Boutique ou Retyche offrent des taux avantageux sur les pièces de créateur : jusqu'à 50 % pour les articles haut de gamme, voire 60 % sur les sacs de designers comme Hermès et Chanel, et jusqu'à 70 % sur certaines pièces de très haute valeur.

Les avantages. Vous déléguez la mise en valeur, la fixation du prix, la vente et le service à la clientèle. C'est la solution idéale si vous manquez de temps ou si vous vendez des pièces griffées qui méritent une mise en scène professionnelle et une authentification.

Les inconvénients. La commission est plus élevée qu'en vente directe, et la sélection est stricte : les boutiques n'acceptent que ce qui correspond à leur clientèle et à la saison. Vous n'avez pas non plus la maîtrise finale du prix de vente.

Vendre comptant : l'option immédiate

Si votre priorité est de récupérer de l'argent tout de suite, certaines friperies montréalaises achètent les vêtements directement, sans attendre une vente. Le montant offert est généralement inférieur à ce que vous obtiendriez en consignation ou en ligne — la boutique assume le risque de revente —, mais la transaction est instantanée et sans effort. Notre guide des friperies qui achètent comptant recense les meilleures adresses pour cette approche.

Tableau comparatif : quelle option choisir ?

Pour vous aider à trancher, voici un résumé des situations les plus courantes :

  • Pour vendre rapidement, près de chez vous : Facebook Marketplace ou Kijiji, sans commission, en assumant les transactions vous-même.
  • Pour maximiser vos chances sur la mode : Poshmark, avec son expédition simplifiée et sa communauté d'acheteurs de vêtements.
  • Pour les pièces vintage, Y2K ou streetwear : Depop, dont l'audience est en quête de style et d'originalité.
  • Pour les pièces griffées, de collection ou internationales : eBay, ou un service de consignation spécialisé en luxe.
  • Pour un service clé en main, sans effort : la consignation en boutique.
  • Pour un paiement immédiat : une friperie qui achète comptant.

8 astuces pour vendre plus vite et au bon prix

Quelle que soit la plateforme choisie, quelques bonnes pratiques font toute la différence entre une pièce qui part en quelques jours et une annonce qui stagne.

  1. Fixez un prix réaliste. Avant de publier, comparez les prix de vente d'articles similaires sur la plateforme — idéalement les articles vendus, pas seulement ceux qui sont affichés. Tenez compte des frais de la plateforme pour fixer un prix qui vous laisse un gain satisfaisant.
  2. Soignez vos photos. La première image est celle qui apparaît dans les résultats de recherche : choisissez la meilleure. Privilégiez la lumière naturelle, photographiez sous plusieurs angles (devant, dos, détails, étiquettes) et, si possible, portez la pièce ou présentez-la sur un mannequin — les photos « portées » performent mieux.
  3. Rédigez une description honnête et complète. Indiquez la marque, la taille, les mesures (tour de poitrine, longueur, etc.), la matière, la couleur, l'état et les éventuels défauts. Une description précise réduit les retours, les litiges et bâtit votre réputation de vendeur.
  4. Utilisez les bons mots-clés. Les recherches sur ces plateformes sont basées sur les mots-clés. Nommez la marque, le style, l'époque (années 90, Y2K, etc.) et la catégorie dans le titre et la description, sans toutefois tomber dans le bourrage de mots-clés.
  5. Vendez à la bonne saison. Les vêtements se vendent mieux lorsqu'ils correspondent à la saison en cours ou à venir. Publiez vos manteaux à l'automne, vos maillots au printemps. Les basiques intemporels, eux, se vendent toute l'année.
  6. Proposez des lots (bundles). Regrouper plusieurs pièces de même taille ou de même style attire les acheteurs et réduit l'effet des frais fixes par transaction. C'est une excellente façon d'écouler les articles à petit prix.
  7. Acceptez les offres en gardant une marge. Si la plateforme permet les offres, affichez votre article légèrement au-dessus de votre prix cible pour garder une marge de négociation tout en atteignant le montant souhaité.
  8. Soyez réactif et régulier. Répondez rapidement aux messages et publiez de nouvelles annonces de façon régulière : les plateformes favorisent les vendeurs actifs, et une vitrine vivante attire davantage l'attention.

Vendre ses vêtements, un geste qui compte

Au-delà du gain financier, revendre ses vêtements participe à un mouvement plus large. Selon les données de RECYC-QUÉBEC, pas moins de 344 000 tonnes de textiles ont été éliminées en 2023 au Québec — plus du double en dix ans, une hausse attribuable au phénomène de la fast fashion. Chaque pièce remise en circulation, au lieu de finir au dépotoir, prolonge sa durée de vie utile.

Les bénéfices environnementaux sont concrets : selon la Fondation Ellen MacArthur, prolonger la durée de vie d'un vêtement de seulement 9 mois peut réduire son empreinte carbone de 20 à 30 %. En choisissant de revendre plutôt que de jeter, vous faites d'une pierre deux coups : vous récupérez de l'argent tout en réduisant le gaspillage vestimentaire.

Foire aux questions

Vinted reviendra-t-il au Canada ?

Rien ne l'indique pour l'instant. L'entreprise a cessé ses opérations canadiennes en février 2024 et n'a pas annoncé de retour. En attendant, les alternatives présentées dans ce guide couvrent l'essentiel des besoins.

Quelle plateforme prélève la commission la plus basse ?

Facebook Marketplace et Kijiji sont gratuits, mais offrent peu de protection. Parmi les plateformes spécialisées, Depop (10 % + frais de traitement) est généralement moins coûteux que Poshmark (20 %) pour les ventes de plus de 20 $. Le choix dépend toutefois de votre type de vêtements et de votre tolérance à gérer l'expédition vous-même.

La consignation est-elle rentable ?

Oui, surtout pour les pièces de marque et de designer, pour lesquelles les boutiques offrent des commissions pouvant atteindre 60 à 70 %. Pour les articles courants, la vente directe en ligne est souvent plus avantageuse, car vous conservez un plus grand pourcentage du prix.

Dois-je déclarer mes revenus de revente ?

Cela dépend de votre situation. Un vendeur occasionnel qui vide sa garde-robe n'est généralement pas dans la même situation qu'un revendeur qui en fait une activité commerciale régulière. En cas de doute, consultez un professionnel de la fiscalité.

Comment éviter les arnaques en vente locale ?

Privilégiez les rencontres dans des lieux publics fréquentés, de préférence le jour, et privilégiez les modes de paiement traçables. Sur les plateformes avec paiement intégré, restez à l'intérieur du système de la plateforme pour bénéficier des protections offertes.

Conclusion

Le départ de Vinted a laissé un vide, mais le marché de la revente à Montréal est plus riche que jamais. Poshmark et Depop offrent des communautés spécialisées et une logistique simplifiée, Marketplace et Kijiji permettent de vendre vite et sans frais, et la consignation délègue tout le travail à des professionnels — idéal pour les pièces griffées. Et si vous préférez un paiement immédiat, notre guide des friperies qui achètent comptant vous orientera vers les meilleures adresses.

Prenez le temps d'identifier ce que vous vendez, le temps que vous souhaitez y consacrer et le prix que vous espérez en tirer. Une fois ces trois éléments clairs, la bonne plateforme s'impose d'elle-même — et vos vêtements trouveront rapidement une seconde vie, pour votre plus grand bénéfice et celui de la planète.

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